10 idées de bureau pour aménager son home studio

Un home studio naît rarement dans une pièce vide, pensée dès le départ pour la musique. La plupart du temps, il s’installe dans un coin de chambre, un bout de salon, un renfoncement sous un

Théo Marchand

Rédigé par : Théo Marchand

Publié le : août 1, 2026


Un home studio naît rarement dans une pièce vide, pensée dès le départ pour la musique. La plupart du temps, il s’installe dans un coin de chambre, un bout de salon, un renfoncement sous un velux, avec des câbles qui traînent et un clavier posé en équilibre sur un vieux bureau. Puis le matériel s’accumule, la carte son rejoint le clavier, les écrans se multiplient, les racks s’empilent, et la question finit par tomber : comment transformer ce chaos en un espace vraiment agréable, efficace et inspirant pour créer de la musique chez soi ? L’aménagement bureau devient alors un vrai chantier, où se croisent ergonomie, design intérieur, idées déco et contraintes très concrètes de place et de budget.

Ce qui bloque souvent, ce n’est pas la motivation, mais le manque de repères. Entre les bureaux « spécial studio » à 1 500 €, les meubles de grande distribution, le mobilier fonctionnel fabriqué maison et les occasions Ikea dénichées sur un groupe Facebook, difficile de savoir où mettre son argent. Pourtant, un bureau adapté change tout : moins de douleurs de dos, plus de productivité, moins de câbles visibles, un meilleur rangement, et surtout l’envie de rallumer sa DAW le soir après le boulot. L’objectif ici est de passer en revue 10 idées concrètes de bureaux pour home studio, avec leurs forces, leurs limites, et des exemples d’organisation espace pour que chaque coin musique, même minuscule, devienne un vrai poste de création.

En bref

  • Anticiper la place et le matériel avant de choisir un bureau évite de se retrouver bloqué par un clavier maître ou des moniteurs trop imposants.
  • Fixer un budget réaliste (occasion, DIY, marques spécialisées) aide à arbitrer entre design intérieur, ergonomie et évolutivité du home studio.
  • Les bureaux de studio « prêts à l’emploi » comme StudioRTA, Power Studio ou Zaor offrent un mobilier fonctionnel avec racks intégrés et gestion des câbles.
  • Le DIY ou la récup type Ikea Jerker restent imbattables pour adapter l’aménagement bureau à une pièce compliquée ou très petite.
  • L’organisation du poste de travail (éclairage, hauteur écran, accès aux synthés, rangements) pèse autant sur la productivité que le choix de la carte son ou des plugins.

Définir le bon bureau de home studio selon la pièce et le matériel

Le point de départ d’un aménagement bureau pour home studio reste toujours le même : la pièce, ou plutôt le bout de pièce auquel on a droit. Clara, par exemple, produit sur FL Studio dans un deux-pièces, avec un simple clavier maître 49 touches et une paire de moniteurs de proximité. Au début, elle posait tout sur une table de salle à manger. Résultat : chaque session de mix imposait 15 minutes d’installation, des câbles partout et zéro séparation entre travail, repas et musique. Ce n’est pas le matos qui la freinait, c’était l’absence d’espace dédié.

Avant même de regarder les catalogues de mobilier fonctionnel, un premier tri s’impose : combien d’écrans d’ordinateur, quelle taille de clavier (25, 49, 61, 88 touches), y aura-t-il des racks 19 pouces, un synthé supplémentaire, une petite console ? Et surtout, que risque de s’ajouter dans les 12 prochains mois. Anticiper évite d’acheter un beau bureau… trop petit deux projets plus tard. Un producteur qui prévoit de passer sur un clavier 88 touches a tout intérêt à penser tiroir coulissant assez profond ou plateau suffisamment large.

La place dans la pièce vient ensuite. Un bureau collé au mur, c’est tentant pour gagner quelques centimètres, mais ce n’est pas toujours l’idéal pour le son. Quand les enceintes sont posées directement contre un mur, le grave devient flou. L’astuce consiste à avancer légèrement le bureau, quitte à perdre un peu d’espace de circulation, et à compléter par un minimum de traitement acoustique. Un simple panneau derrière l’écran change souvent plus la qualité d’écoute qu’un nouvel equalizer. Les bases de musique assistée par ordinateur méritent d’ailleurs un tour d’horizon technique précis, comme on peut le voir dans des ressources dédiées telles que cet aperçu de la MAO.

La lumière joue un rôle sous-estimé. Un bureau placé parallèle à une fenêtre expose aux reflets sur l’écran et fatigue les yeux. Perpendiculaire à la lumière naturelle, les contrastes sont plus confortables, surtout pour les longues sessions de mixage tardives. Sous un velux, le risque de migraines augmente vite si l’éclairage artificiel ne compense pas. Une lampe orientable, avec une température de couleur proche du jour, fait une vraie différence sur la durée.

Enfin, il faut accepter un constat simple : tous les studios ne tiennent pas dans 20 m². Pour un coin home studio dans un salon, certaines concessions deviennent salutaires. Par exemple, renoncer à un deuxième écran superflu pour garder de la place à gauche pour un synthé compact. Ou choisir un bureau plus étroit mais profond, afin de poser les moniteurs à bonne distance sans envahir la pièce. La clé reste d’aligner ses envies d’équipement avec l’ergonomie réelle de l’espace, au lieu de rêver à un setup de YouTubeur impossible à reproduire dans un T2.

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La question suivante arrive vite : combien investir dans ce fameux bureau, et jusqu’où monter le budget sans sacrifier le reste du matériel de home studio.

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Budget et rapport qualité/prix des bureaux pour home studio

Quand on parle de home studio, le réflexe classique consiste à mettre tout le budget dans la carte son, le micro et les moniteurs. Le bureau passe après, avec un « on verra plus tard ». Mauvais calcul. Un poste de travail mal conçu fait perdre du temps, crée des douleurs, complique le rangement des câbles, et finit par freiner la productivité plus sûrement qu’un plugin manquant. L’idée n’est pas de claquer 2 000 € dans un meuble, mais de trouver un équilibre entre confort et reste du setup.

En dessous de 100 €, le marché de l’occasion réserve parfois de belles surprises. Un vieux Ikea Jerker bien équipé se trouve dans les 40 à 60 €, solide, réglable en hauteur, avec des étagères latérales parfaites pour poser des enceintes, une imprimante ou un expandeur. Pour un premier home studio centré sur un laptop, une interface audio entrée de gamme (du type de celles listées dans ce guide pour débuter en home studio) et un petit clavier maître, cette option suffit largement, à condition de surveiller l’ergonomie de la chaise et de l’écran.

Autour de 200 €, le bricolage prend tout son sens. Deux plans de travail de cuisine Ikea, quatre pieds réglables, un petit bloc de rangement, et on obtient un bureau ultra robuste, parfaitement adapté à ses dimensions de pièce. Ce type de configuration a un avantage énorme : possibilité d’ajouter un stand Jaspers pour les claviers supplémentaires, ou de coller un tapis LED discret pour travailler tard sans lampadaire agressif. Pour beaucoup, cette approche DIY représente le meilleur rapport place/prix.

Entre 300 et 800 €, les bureaux pensés pour la MAO commencent à devenir vraiment intéressants. Le Power Studio HMS 4000 tourne autour de 300 €, avec racks intégrés, plateaux pour moniteurs et tiroir pour clavier. Le Glorious Workbench, proche des 450 €, ajoute un look plus propre, des espaces de rangement dédiés et une ergonomie pensée pour plusieurs appareils. La gamme Zaor (Miza 88, Vision W, Combodesk) monte ensuite vers 700 €, mais offre un design intérieur plus travaillé, des épaisseurs de plateau confortables et une vraie gestion du câblage.

Au-delà de 1 000 €, on entre dans la catégorie Agosy, Omnirax, StudioDesk, Output Platform. C’est beau, ça impose, c’est cohérent avec un studio de mixage recevant des clients. Pour un beatmaker qui travaille seul dans un F3, ce n’est pas forcément pertinent. Mieux vaut souvent garder cette marge pour financer une licence de DAW (un comparatif des versions et prix de FL Studio, par exemple, se trouve facilement, comme sur cette page détaillant les versions de FL Studio), des plugins de mastering ou un casque de monitoring décent.

En résumé, un budget raisonnable se dessine vite :

Tranche de prix Type de bureau Profil utilisateur
80 € à 200 € Occasion, Ikea Jerker, DIY simple Débutant, petit espace, une seule paire de moniteurs
200 € à 500 € Power Studio, Glorious, Quik Lok, DIY avancé Home-studiste intermédiaire avec plusieurs appareils
500 € à 900 € Zaor, Output Platform de base Studio plus fourni, recherche de design et d’ergonomie
1 000 € et plus Agosy, StudioDesk, Sessiondesk Studio semi-pro, accueil d’artistes, image de marque

Ce qui compte n’est pas seulement le chiffre, mais la cohérence avec le reste du setup. Mettre 1 500 € dans un desk Argosy et mixer sur des enceintes basiques posées à plat n’a pas grand sens. Investir 300 € dans un bureau fonctionnel, un bon siège et garder le reste pour des outils audio efficaces donnera bien plus de résultats sur la musique.

Une fois le budget posé, vient le moment agréable : regarder les modèles concrets et imaginer son propre aménagement bureau dans la vraie pièce, pas dans un showroom idéal.

Idée n°1 à 5 : bureaux de home studio prêts à l’emploi et orientés MAO

Les bureaux « prêts à l’emploi » spécialisés pour home studio ont un avantage évident : ils regroupent souvent dans un même meuble de quoi poser écran, moniteurs, racks et clavier. Pour quelqu’un qui ne veut pas passer ses week-ends à découper des planches, c’est rassurant. Mais tous ne visent pas le même profil. Mieux vaut les passer en revue avant de sortir la carte bancaire.

1. StudioRTA Creation Station : le point d’entrée pour s’organiser sans se ruiner

Le StudioRTA Creation Station tourne autour de 200 à 250 €. Plateau principal assez large (environ 151 x 75 cm), étagère supérieure pour l’écran et les enceintes, étagère inférieure pour la tour de PC, et surtout 2 racks 4U intégrés pour héberger une interface en rack, un préampli ou un multi-effet. Le tout monté sur roulettes, pratique pour accéder facilement à l’arrière des appareils sans se tordre le dos.

C’est typiquement le bureau parfait pour un premier home studio qui combine une petite table de mixage, un clavier 61 touches posé sur le plateau et deux à trois appareils rackables. Le design ne gagnera pas un concours d’idées déco, mais l’organisation espace qu’il autorise est très honnête pour ce prix. Seul bémol : la hauteur du plateau principal reste un peu basse pour les personnes de grande taille, d’où l’importance d’une chaise ajustable.

2. Glorious Workbench : un pas de plus vers le studio organisé

Le Glorious Workbench grimpe vers 450 €. En échange, on gagne un plateau coulissant pour piano, des rangements latéraux pour CD, livres ou petits contrôleurs, et toujours des emplacements rack 19 pouces. La tablette supérieure accueille un large écran et une paire de moniteurs compacts. La structure en bois composite est moins brute qu’un simple châssis métal, ce qui aide à intégrer le bureau dans un salon sans ruiner le design intérieur global.

Pour un producteur qui alterne beatmaking sur clavier maître, enregistrement de voix et montage vidéo, ce bureau permet de garder sous la main à la fois le clavier, la surface de contrôle et la souris. L’aménagement bureau devient plus fluide : tout trouve sa place, sans tours bancales d’appareils posés les uns sur les autres.

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3. StudioRTA Producer Station : pour les amateurs de racks et de gros setups

Le Producer Station, toujours chez StudioRTA, vise les profils qui accumulent les modules. On parle de 33 unités de rack au total, réparties sur plusieurs niveaux, avec un plateau principal très large (183 x 76 cm) et huit roulettes. C’est le genre de bureau qui commence à ressembler aux postes de travail de studio pro, tout en restant dans une gamme de prix encore accessible par rapport aux mastodontes Argosy.

Si la collection de modules 19 pouces commence à s’allonger, ce type de meuble évite de devoir multiplier les racks à roulettes à côté du poste principal. En revanche, pour un home studio dans un petit appartement, le volume peut vite devenir envahissant. Là encore, tout se joue sur la réalité de la pièce.

4. Power Studio HMS 4000 : le tout-en-un bien pensé pour les petits studios

Avec le Power Studio HMS 4000, vendu autour de 300 €, l’accent est mis sur l’équilibre entre prix, ergonomie et polyvalence. Deux espaces rack 6U, plateaux pour moniteurs réglables en hauteur, grande surface de travail et tiroir pour clavier informatique. La structure métal/bois lui donne un look assez « studio » sans tomber dans le clinquant.

Pour un home-studiste qui veut tout centraliser dans un coin, c’est une piste solide. Les plateaux de moniteurs réglables facilitent la mise à hauteur des tweeters, ce qui contribue directement à la qualité de l’écoute. On gagne à la fois en confort et en productivité, sans se battre avec des pieds d’enceintes encombrants.

5. Quik Lok Z460BK : design compact et robuste

Le Quik Lok Z460BK joue une carte un peu différente. Structure en acier très robuste, plateau principal relativement compact, seconde tablette supérieure et tiroir clavier/souris. Un rack 4U est intégré entre les deux plateaux. Ce bureau vise plutôt les home studios « debout/assis » ou ceux qui manquent de profondeur mais peuvent se permettre un peu de hauteur.

Un beatmaker qui travaille essentiellement avec un gros clavier maître et un écran unique y trouvera son compte. L’esthétique très sobre cadre bien avec des intérieurs modernes. En revanche, ceux qui aiment étaler trois synthés en façade devront compléter avec un stand latéral dédié.

Une fois ce panorama des bureaux prêts à l’emploi posé, la question d’un niveau supérieur se pose naturellement : que valent les modèles plus haut de gamme comme Zaor ou Output quand on se concentre sur l’ergonomie et la durée dans le temps ?

Idée n°6 à 8 : bureaux Zaor et Output, quand le bureau devient pièce centrale du home studio

Au-delà de l’aspect pratique, certains musiciens veulent que leur home studio devienne un vrai lieu de vie créatif. Là, des marques comme Zaor et Output se démarquent. On n’est plus seulement sur du mobilier fonctionnel, mais sur du mobilier qui participe à l’esthétique globale du studio, sans sacrifier l’ergonomie.

6. Zaor Miza 88 : le poste idéal pour les pianistes et les claviéristes

Le Zaor Miza 88 a été pensé pour ceux qui vivent littéralement derrière un clavier 88 touches. Son tiroir profond accueille un vrai piano maître, tout en laissant une surface de travail correcte au-dessus pour écran, contrôleurs et moniteurs. Les racks 19 pouces intégrés sur le côté permettent de garder préamplis, compresseurs ou interfaces à portée de main sans multiplier les meubles.

Sur le plan purement pratique, la hauteur de la surface de travail permet d’aligner correctement l’écran et les enceintes, ce qui compte énormément pour le confort de mixage. En revanche, il faut être lucide : un meuble de ce volume peut rapidement saturer une petite pièce. Mesurer précisément l’encombrement tiroir ouvert reste indispensable avant commande.

7. Zaor Vision W et Vision K : modularité et mobilité dans un même ensemble

Le modèle Vision W illustre bien une tendance actuelle : garder le bureau relativement compact en hauteur, avec seulement 3 unités de rack, et ajouter un support clavier Vision K indépendant, monté sur roulettes. Cette séparation entre bureau et support d’instrument offre une grande liberté dans l’organisation espace. On peut reculer temporairement le clavier pour enregistrer une voix, avancer le bureau pour travailler au casque, etc.

Les pieds équipés d’éléments en téflon facilitent les petits déplacements dans une pièce encombrée de câbles. Ce type de configuration convient parfaitement aux musiciens qui veulent épurer leur setup, garder tout sous la main, mais pouvoir reconfigurer le home studio rapidement selon les séances (compo, enregistrement, mix).

8. Zaor Combodesk : la version compacte pour pièces exigües

Le Combodesk vise les petits espaces qui demandent malgré tout un bureau de home studio bien pensé. Deux baies de rack 3U, une tablette supérieure pour l’écran et les moniteurs, un plateau coulissant pour clavier jusqu’à 61 touches, et une hauteur maîtrisée permettent de caser pas mal de matériel dans un encombrement réduit.

Le système de passage de câbles à l’arrière évite le classique rideau de fils visibles, ce qui améliore immédiatement la lisibilité du poste et la sensation de calme. Pour quelqu’un qui produit sur une DAW comme Studio One ou FL Studio, avec un seul grand écran et quelques périphériques audio, c’est un compromis très intelligent entre rangements, ergonomie et design intérieur discret.

Côté usage, certains découvrent vite une limite : la profondeur réelle du tiroir clavier. Un clavier type Arturia Keylab 49 peut entrer au millimètre, mais les connectiques arrière forcent parfois à retirer une butée. Rien d’insurmontable, mais ce détail rappelle l’importance de vérifier les dimensions exactes de son matériel avant de passer commande.

En parallèle de ces bureaux spécialisés, la marque Output propose les desks Platform, très appréciés pour leur look moderne et épuré. Plateau large, tiroir clavier optionnel, rails pour racks : tout est pensé pour que le poste reste visuellement propre. Le tarif grimpe, mais pour ceux qui vivent autant dans leur studio qu’ils y travaillent, l’investissement se défend.

Pour ceux qui ne veulent ni se limiter à ces modèles, ni exploser leur budget, il reste deux pistes souvent négligées : l’occasion bien choisie, comme l’inusable Ikea Jerker, et la fabrication maison.

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Idée n°9 : bureaux d’occasion, Ikea Jerker et autres trouvailles à petit prix

Certaines références disparaissent des catalogues mais continuent de circuler sur les sites d’annonces et les groupes spécialisés. Le cas le plus cité en home studio reste le bureau Ikea Jerker. Arrêté depuis des années, il reste recherché précisément parce qu’il coche beaucoup de cases pour un aménagement bureau musical : solide, réglable en hauteur, modulable avec des étagères et tablettes latérales.

La version MK1, très anguleuse, impose une esthétique un peu datée, mais offre un grand plateau profond pour poser clavier et écran. La version MK2, avec son arrondi central, se fond plus facilement dans un salon. Dans les deux cas, les montants perforés permettent de fixer des tablettes à différentes hauteurs, pour des moniteurs, des modules ou même un second petit écran. Pour 40 à 60 € en moyenne, c’est difficile à battre.

Un producteur électro qui mixe surtout au casque peut très bien se contenter de ce type de bureau, en ajoutant un support de clavier autonome à côté pour un gros synthé. L’important reste la stabilité du plateau, la hauteur visualisée de l’écran et la possibilité d’ajouter quelques rangements verticaux. Coupler le Jerker avec un combo rack externe (comme un Thomann ComboRack à tiroirs coulissants) permet d’empiler plusieurs synthés ou expandeurs tout en gardant la surface du bureau dégagée.

Le marché de l’occasion réserve d’autres surprises : anciens bureaux de mixage de radio, tables de montage vidéo recyclées, meubles de magasin de hi-fi. Beaucoup de ces pièces ont été conçues dès le départ pour porter du matériel lourd, avec un soin de l’ergonomie qui dépasse celui des simples bureaux d’ordinateur grand public. Une couche de peinture, quelques passages de câble repensés, et ces meubles retrouvent une seconde vie en home studio.

Pour quelqu’un qui préfère investir dans des plugins de mastering (y compris gratuits, comme ceux répertoriés sur des pages dédiées du type sélection de plugins de mastering gratuits) plutôt que dans du mobilier neuf, cette voie-là garde tout son sens. La priorité reste que le bureau ne devienne pas un obstacle physique au geste musical : pas de wobble quand on tape sur un pad, pas de plateau qui vibre quand la basse envoie.

Face à ces options d’occasion, une autre solution reste souvent plus excitante pour les bricoleurs : concevoir son poste de travail de A à Z.

Idée n°10 : fabriquer ou adapter soi-même son bureau de home studio

Construire son propre bureau de home studio n’est pas réservé aux menuisiers. Beaucoup se contentent de plans de travail standards, de quelques pieds, d’un ou deux meubles de rangement, et arrivent à un résultat bien plus adapté à leur musique que n’importe quel meuble standard. L’avantage évident : tout peut être dimensionné précisément pour une pièce tordue, un renfoncement, un retour de mur.

Un exemple simple : deux plans de travail en L pour créer une zone de composition à gauche (clavier, contrôleurs, drum machine) et une zone d’édition/mix à droite (écran principal, souris, surface de contrôle). Un stand Jaspers derrière pour empiler plusieurs claviers, un bandeau LED discret sous le bord du plan, et l’ensemble forme un vrai cockpit de création. Le coût se situe souvent autour de 200 €, en réutilisant parfois des éléments déjà présents dans l’appartement.

L’ergonomie, dans ce cas, se pense comme un enregistrement : par couches. D’abord la hauteur du plateau principal, autour de 73 à 78 cm selon la chaise. Puis la position de l’écran, à hauteur d’yeux pour limiter les tensions cervicales. Ensuite, la place pour les jambes, surtout si un tiroir clavier occupe le bas. Un mauvais calcul à ce niveau, et on se retrouve à jouer les épaules crispées, ce qui n’aide ni la précision, ni l’inspiration.

Du côté des idées déco, le DIY offre une liberté totale. Peindre le plateau dans une teinte sombre pour éviter les reflets, utiliser des panneaux perforés au mur pour accrocher casques, câbles et petites boîtes, intégrer des goulottes de câbles sous le plateau… L’organisation espace n’est plus subie, elle est conçue en même temps que le mobilier fonctionnel. Un home studio pensé de cette manière vieillit mieux, parce qu’il reste modifiable : on peut percer un trou supplémentaire, ajouter un deuxième niveau, déplacer une jambe.

Ceux qui manquent d’inspiration peuvent se nourrir des innombrables « studio tours » sur YouTube, en filtrant les setups vraiment atteignables. Entre deux vidéos, revenir travailler ses morceaux sur une DAW accessible comme Studio One Prime, disponible gratuitement via des pages comme ce guide pour télécharger Studio One Prime, rappelle d’ailleurs que l’essentiel reste la musique, pas le meuble.

Au bout du compte, un bureau maison réussi ne se juge pas à son aspect Instagram, mais à cette impression très simple : s’asseoir, allumer l’ordi, poser les mains sur le clavier, et oublier complètement le mobilier pendant qu’on crée. Quand ce point-là est atteint, la mission « aménagement bureau de home studio » peut être considérée comme remplie.

Quelle profondeur minimum pour un bureau de home studio confortable ?

Pour un bureau de home studio, une profondeur d’au moins 60 cm permet déjà de poser un écran, un clavier et une interface audio. Si des moniteurs de proximité sont installés directement sur le plateau, viser 70 à 80 cm offre un meilleur recul et évite de coller les enceintes au bord. Avec un clavier maître posé sur le bureau plutôt que sur un tiroir, la profondeur doit tenir compte de la taille du clavier, sous peine de gêner l’espace pour la souris ou de forcer des positions inconfortables.

Faut‑il absolument un tiroir pour clavier maître dans un home studio ?

Un tiroir pour clavier maître apporte un vrai confort aux pianistes qui jouent souvent en position « piano ». Il libère la surface principale pour l’écran, les contrôleurs et la souris. Cela dit, ce n’est pas une obligation. Certains préfèrent garder le clavier sur le plateau principal pour le voir et y accéder en permanence. Dans les pièces très petites, un support de clavier autonome sur roulettes peut être une meilleure option, qui permet de le ranger contre un mur quand il n’est pas utilisé.

Comment gérer le câblage pour que le bureau reste propre ?

Quelques règles simples suffisent : concentrer les multiprises sous le bureau, fixer des goulottes ou des serre‑câbles sous le plateau, laisser des ouvertures à l’arrière pour faire passer les faisceaux, et raccourcir les longueurs inutiles. Les racks intégrés aident aussi à regrouper les connexions audio à un seul endroit. Enfin, prévoir au moins un accès facile à l’arrière du bureau, via des roulettes ou un dégagement, évite de devoir tout déplacer à chaque nouvel appareil.

Les bureaux spécialisés studio sont‑ils indispensables pour débuter ?

Non. Pour un premier home studio, un bureau solide d’occasion ou un petit meuble DIY correctement pensé suffit largement. L’essentiel est d’avoir une hauteur adaptée, de la place pour les jambes, un écran à bonne distance et quelques rangements. Les bureaux spécialisés deviennent intéressants quand le nombre d’appareils augmente, que des racks 19 pouces entrent en jeu et que la gestion du câblage commence à prendre trop de temps.

Comment concilier design intérieur et acoustique dans un coin studio ?

Il est possible de rester cohérent avec la déco du salon tout en améliorant l’écoute. Des panneaux acoustiques habillés de tissu coloré, des bibliothèques remplies de livres derrière la position d’écoute, un tapis épais au sol, tout cela s’intègre naturellement dans un intérieur. L’important est de garder le bureau perpendiculaire à la fenêtre, d’éviter les grandes surfaces réfléchissantes nues, et d’accepter quelques concessions décoratives pour que les mix restent fiables.

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